Winter's Bone

Winter's Bone

de Debra Granik,

Avec
Jennifer Lawrence
John Hawkes…

Genre : Drame

Nationalité : U.S.A

Année de sortie : 2010

Durée : 01h39

Version :

À 17 ans, Ree s’occupe seule de son frère et de sa soeur. Et puis aussi de sa mère, qui a depuis longtemps choisi de s’emmurer dans un silence presque catatonique. Ree fait bouillir la marmite à partir de petits cadeaux des voisins et d’écureuils qu’elle chasse dans la forêt. Elle élève petit frère et petite soeur à la dure tant il est évident, pour elle, que vivre signifie d’abord survivre.

Le père, Jessup, qui fabriquait artisanalement des amphétamines, est en fuite et personne n’a de nouvelles de lui jusqu’au jour où le shérif passe pour annoncer à Ree que Jessup a mis la maison en gage pour payer sa caution et que, comme il n’a vraisemblablement pas l’intention de se présenter au tribunal la semaine suivante, la maison va être saisie. Ree, qui n’a pas plus envie de dénoncer son père que de se retrouver à « vivre dans les champs comme des chiens », va essayer de retrouver ce père qui a disparu, comme happé dans un monde désolé où parler à un étranger pourrait ressembler à un péché capital. Dans cette région perdue des confins du Mississipi et de l’Arkansas, l’omerta est une loi intraitable et, où que son odyssée la mène, Ree se trouve en butte à une hostilité déclarée, hostilité que son statut de femme ne fait que renforcer. Pourtant, il lui faut bien retrouver son père, même si, pour cela, elle devait découvrir qu’il est mort…

Pour son deuxième film, Debra Granik a frappé fort. Très fort et très juste. Plutôt que de s’appesantir en un récit misérabiliste sur les malheurs de Ree et de sa famille, elle a choisi une forme qui frôle parfois le thriller sans pour autant tomber dans les travers habituels de ce genre. Ree est une combattante qui ne baisse jamais les bras, ne s’avoue jamais vaincue et sait tenir tête aux différents durs avec lesquels traînait son père et, pour la faire vivre à l’écran, D. Granik a trouvé une actrice tout bonnement stupéfiante, Jennifer Lawrence, dont le regard déterminé risque de vous hanter longtemps, tout comme les images grises, faussement sales, de ces paysages désolés des monts Ozark. Et le reste de la distribution est à la hauteur. Le tout a été salué par deux prix au festival de Sundance et quatre nominations pour les Oscars.

ER



Samedi 11 avril 2026 : séance proposée par le ciné-club 14-17 ans, avec une présentation en salle et un goûter offert.

Bande annonce

Votre avis

    Commentaire de CP |

    Un environnement rude, une vie difficile mais des images très esthétiques, des paysages magnifiés. Malgré leur violence, chaque personnage nous touche. Et la musique country en prime....

    Commentaire de Monsieur HR |

    Un très beau portrait de fille/femme luttant pour sa survie et celle des siens. Tout ne porte pas au rêve dans le pays le plus puissant du monde où le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a encore augmenté cette année. Néanmoins malgré la violence des rapports humains, il reste de la place pour la solidarité et la tendresse en particulier par la musique.

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