Tout ce qu'il me reste de la révolution

Tout ce qu'il me reste de la révolution

de Judith Davis

Avec
Judith Davis
Malik Zidi
Claire Dumas
Mireille Perrier
Nadir Legrand

Genre : Comédie

Nationalité : France

Année de sortie : 2019

Durée : 01h28

Version : Couleur

Public : Tout public

Angèle a une trentaine d'années et, à  l'heure de la déprime politique, elle continue de se battre, infatigable, animée d'une énergie et d'une colère sans failles. Son père, chez qui elle revient vivre après avoir perdu son emploi, est un ancien maoïste resté fidèle à ses idées. Sa mère, avec qui elle est brouillée, a abandonné son combat pour partir vivre, seule, à la campagne, et sa sœur a choisi le monde de l'entreprise. Urbaniste, elle cherche à concilier ses idéaux, ses convictions, avec la société de consommation et de performance à laquelle elle se confronte...

Adapté de la pièce de théâtre créée par son collectif L'Avantage du doute, Judith Davis réalise ici son premier long métrage en reprenant les principaux acteurs de la pièce. Tout ce qu'il me reste de la révolution est une excellente surprise, à la fois réflexion et reflet particulièrement justes de l'état actuel de notre monde. Avec son ton décalé, le film aborde de nombreux sujets (entre autres transmission et hérédité, vivre ensemble par le biais de l'urbanisme) a priori graves, avec subtilité et en mêlant très intelligemment humour, amour et politique. Ce mélange des genres, pas si fréquent dans le cinéma français, en fait un objet assez à part, un film vif aux dialogues percutants, et qui, s'il fait réfléchir, fait aussi beaucoup rire (les scènes du groupe d'expression collective, certaines autres avec le père). Tout ce qu'il me reste de la révolution sait aussi, et ce n'est pas la moindre de ses qualités, nous surprendre quand on s'y attend le moins. Ainsi, et sans l'avoir vue venir, une scène de repas où s'exprime de façon marquante la souffrance au travail. D'une fraîcheur vivifiante, voilà un film parfait pour réchauffer et dynamiser le mois de février.

Et, cerise sur le gâteau, toute la très belle dernière partie permet de retrouver Mireille Perrier (ceux qui ont vu Boy Meets Girl de Léos Carax ou Un monde sans pitié d’Eric Rochant, entre autres, s'en souviennent forcément) toujours aussi lumineuse et touchante.

                                                                                                                                                                                                             JF

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Ce film a été programmé aux cinémas Studio

  • Semaine du Mercredi 6 Février 2019 au Mardi 12 Février 2019
  • Semaine du Mercredi 13 Février 2019 au Mardi 19 Février 2019
  • Semaine du Mercredi 20 Février 2019 au Mardi 26 Février 2019
  • Semaine du Mercredi 27 Février 2019 au Mardi 5 Mars 2019
  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Jacques Chenu |

    C’est drôle, vif, original, et politique... Le personnage principal, Angèle, est interprété par Judith Davis la jeune réalisatrice dont c’est le premier film. Angèle a été biberonnée au lait de la contestation post-soixante-huitarde. Son père, tel un personnage des « Vieux Fourneaux » y croit encore et il essaie, dans sa vie quotidienne, de vivre en accord avec ses principes. Quant à la mère, baba cool désenchantée, elle est partie refaire sa vie dans le sud. L’héroïne se heurte sans cesse aux injustices et stupidités de la société libérale actuelle, ce qui engendre des situations cocasses. J’ai pensé à Bulle Ogier en vendeuse de chaussures dans La Salamandre de Tanner, dans les années 70, et déjà le même désenchantement, la même morosité, et également un humour corrosif.
    C’est un film qui fait du bien, il donne à réfléchir sur l’absurdité de la vie sans jamais se prendre trop au sérieux.

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    Un petite comédie un rien roublarde et un peu trop nerveuse à mon goût. Finalement on renvoie la génération des gauchos de 68 et celle des managers d’aujourd’hui dos à dos (même si cette dernière ci fait davantage peur). L’issue de secours serait donc dans le couple ou encore dans un collectif à dimension plus thérapeutique qu’émancipatrice.
    Quelques jolies scènes néanmoins et les déambulations dans Montreuil (en voie de gentrification) n’est pas désagréable avec quelques portraits sympathiques de ci et là.

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