Tel Aviv on Fire

Tel Aviv on Fire

de Sameh Zoabi

Avec
Kais Nashif
Lubna Azabal
Maisa Abd Elhadi
Nadim Sawalha
Yaniv Biton

Genre : Comédie

Nationalité : Luxembourg

Année de sortie : 2019

Durée : 01h37

Version : Couleur

Public : Tout public

Salam, un Palestinien trentenaire, indécis, maladroit, velléitaire, vit à Jérusalem et habite encore chez sa mère. Sans travail, il obtient, grâce à son oncle, un petit boulot de stagiaire sur le tournage d'un soap-opera palestinien tourné à Ramallah, Tel Aviv On Fire. Se déroulant en 1967, peu de temps avant la Guerre des six jours, le feuilleton met en scène Tala, une belle espionne palestinienne, qui doit infiltrer l'état-major israélien et se faire aimer par le général Yehuda, qu'elle devra éliminer. Ultra populaire, Tel Aviv On Fire rencontre un énorme succès auprès du public, qu'il soit palestinien ou israélien. Tous les matins, Salam franchit le même check-point pour se rendre de son domicile à son travail ; un jour il se fait arrêter par le commandant Assi, dont la femme est fan de la série et, pour s'en sortir, il prétend en être le scénariste. Mais Assi ne manque pas d'idées quant à l'évolution du feuilleton et ne tarde pas à vouloir les imposer...

Aborder le conflit israélo-palestinien par le biais de la comédie, cela ressemble un peu à une mission impossible tant le sujet est sensible et qu'il est devenu difficile d'en débattre sereinement. Pourtant cela n'a pas fait peur au réalisateur Sameh Zoabi, et, vu le résultat, un peu de légèreté et de rires pour refléter une situation politique que le cinéma a plutôt tendance à aborder habituellement sous ses aspects les plus dramatiques est un vrai vent de fraîcheur et fait du bien. Ce parti pris audacieux fera peut-être grincer quelques dents mais il est franchement réussi. L'alternance entre les scènes du feuilleton et celles de la vie réelle se répondent et elles construisent un récit amusant et imprévisible, tout en ne négligeant pas les enjeux et le quotidien du conflit. Si le film gagne son pari, c'est aussi parce qu'il ramène ce dernier à l'échelle humaine en tenant, de manière frondeuse, la prouesse de dénoncer les failles de chacun des deux camps. Il utilise pour cela les codes du soap-opera (pas les moments les moins savoureux du film) qui, s'il joue, au début, le rôle de caricature, renvoie vite aux personnages quelques vérités qu'ils ne voulaient pas forcément voir.

Très drôle et faussement léger, Tel Aviv On Fire est une comédie noire réjouissante mais aussi, et surtout, un beau film humaniste.

JF

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Ce film a été programmé aux cinémas Studio

  • Semaine du Mercredi 3 Avril 2019 au Mardi 9 Avril 2019
  • Semaine du Mercredi 10 Avril 2019 au Mardi 16 Avril 2019
  • Semaine du Mercredi 17 Avril 2019 au Mardi 23 Avril 2019
  • Semaine du Mercredi 24 Avril 2019 au Mardi 30 Avril 2019
  • Semaine du Mercredi 1 Mai 2019 au Mardi 7 Mai 2019
  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Jacques Chenu |

    Un héros falot et velléitaire dans le conflit israélo-palestinien et une double intrigue, celle du tournage de nos jours d’un feuilleton ringard, et celle du feuilleton lui-même dont l’action se situe en 1967, ça donne un film loufoque et réjouissant. Bien sûr, c’est encore une dénonciation des absurdités des conflits et de la guerre, mais on ne s’en lasse pas, surtout quand c’est fait avec humour.
    J’ai particulièrement apprécié le contraste cocasse entre la façon de surjouer des acteurs dans le feuilleton d’une part, et d’autre part, les tracas quotidiens ubuesques des Palestiniens et les aléas de la vie privée du héros scénariste.

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    Une comédie efficace en dépit de moyens que l’on devine limités.
    Le personnage central, Slam Abbas (!) évolue, entre les injonctions contradictoires et souvent violentes qui lui sont adressées, comme un funambule fragile et vulnérable sans pourtant jamais connaître de chute. Au contraire, on le voit, au fil du temps prendre de l’assurance et grâce à ses astuces finir par l’emporter. Dans cette histoire, David est palestinien quand Goliath serait israélien.
    Cette figure du funambule n’est elle pas est, bien sûr, sous forme de parabole, celle à laquelle est condamnée toute une population soumise à l’arbitraire de la domination coloniale ? Voire même a société israélienne elle même ? N’est ce pas , d’ailleurs, ce que suggère le dernier plan avec Slama entreprenant l’écriture de la saison 2 du feuilleton ? L’histoire n’est pas prête de s’achever.
    N’est elle pas pas également celle du réalisateur dans une production dont les financeurs sont luxembourgeois et israéliens ?

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