Si seulement je pouvais hiberner

Si seulement je pouvais hiberner

de Zoljargal Purevdash

Avec
Battsooj Uurtsaikh
Nominjiguur Tsend
Tuguldur Batsaikhan

Genre : Drame

Nationalité : Mongolie

Année de sortie : 2024

Durée : 01h38

Version : Couleur

Public : Tout public

Si seulement je pouvais hiberner se déroule à Oulan-Bator, en Mongolie, dans le district des yourtes, un quartier très pauvre (la moitié des citoyens de la capitale vivent là, sur environ 60% de la surface de la ville), sans eau courante ni chauffage. Quand le film s'ouvre, les toits fumants, la neige et la glace (-35° tout de même) donnent un aspect irréel à cet endroit dans lequel vit Ulzii, 15 ans, avec ses jeunes sœur et frère et leur mère, illettrée et un peu trop portée sur l'alcool. Lycéen très doué en sciences-physiques, il rêve de participer au concours national pour décrocher une bourse. Mais un jour, sa mère trouve un emploi à la campagne et laisse ses trois enfants. Ulzii se retrouve alors à devoir porter le monde sur ses épaules et à rivaliser d'ingéniosité pour nourrir son frère et sa sœur tout en tentant de trouver du charbon pour chauffer la yourte...

Contrairement à ce que ce résumé pourrait laisser craindre, ce film social, et politiquement percutant, refuse tout misérabilisme et toute sensiblerie. Ce premier long-métrage plein d'optimisme est de bout en bout porté par un amour de ses personnages que le talent de Zoljargal Purevdash fait sortir de son aspect archétypal en donnant du charme et de la force à cette histoire universelle d'un combat contre l'injustice sociale. L'attachement des enfants entre eux, la ténacité d'Ulzii pour se procurer de quoi chauffer, la gentillesse des voisins, entre autres,  tout nous émeut et nous réchauffe malgré la dureté des conditions de vie de ses héros.

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  • Contes des 4 saisons

Auteur : Eric Rohmer, édité par Cahier du cinéma - 1998, à la cote 791.434.3 ROH

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Bande annonce

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Du Mercredi 21 Août 2024 au Mardi 27 Août 2024

Définition des pictos :


  • Séance 3D
  • Ciné Relax
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Thierry FOULLON |

    Une très belle histoire , avec des personnages attachants. C'est rare de voir des œuvres de cinéastes mongols, et ce film est une perle d'humanisme et de sensibilité . On le regarde avec beaucoup d'intérêt , tellement cette civilisation nous parait lointaine : au fond la misère est la même , au soleil ou sous les climats glaçants de Mongolie...

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    Ulzii, très touchant, entre tradition en déclin (la yourte, le legs paternel, la fin de la vie nomade...) et modernité tapageuse (les tours d’habitation, la musique électronique, …), entre espoirs de réussite, de découverte du monde ... et lutte acharnée pour sa survie et celle des siens (se chauffer, manger…). Mais pas vraiment seul.
    PS Trés récemment, quelque part en France , on a découvert qu’un gamin de 9 ans vivait seul depuis 2 années dans un appartement sans chauffage ni électricité, sa mère venait le voir de temps à autre.

    Commentaire de Jacques Chenu |

    J’ai beaucoup aimé ce film tourné de manière très réaliste, proche du documentaire. Nous sommes en immersion dans la yourte avec cette famille qui fait ce qu’elle peut pour survivre, c’est glaçant, mais c’est aussi touchant. Le point de vue adopté est celui de l’ado, adulte malgré lui, il doit se battre tous les jours pour trouver de la nourriture et du charbon. C’est désespérant, mais il y a aussi l’espoir avec la réussite scolaire d’une part, l’entraide des voisins d’autre part, qui finissent par nous réchauffer un peu, une étincelle au milieu de toute la misère du monde.

    Commentaire de Stagiaire 3ème |

    Je trouve que le film a une photographie absolument magnifique ainsi que la réalisation, c’était très impressionnant à voir sur grand écran. Le scénario est efficace sans être excellent. Le jeu d’acteur est plutôt bon. Le personnage est très intéressant et très bien développé. La fin du film est ouverte chacun son interprétation et j’ai vraiment trouvais ça bien, ça nous remet en question. Je trouve qu’ils auraient pu aller plus loin dans la situation du film, il y a une scène ou le personnage principal se dispute avec sa mère et je trouve que cette scène aurait pu nous toucher un peu plus ainsi que d’autres scène du film.
    En conclusion « Si seulement je pouvais hiberner » est un très beau film, très divertissant, j’ai pris plaisir à le voir sur grand écran.
    Tom, stagiaire 3ème, collège Sainte Jeanne d'Arc, Tours

    Commentaire de Stagiaire 3ème |

    J’ai trouvé que la photographie et la réalisation en général sont les plus grands atouts du film. Notamment la photographie très contemplative et toujours bien mise en scène où l’on sent le budget de 25 millions de dollars. On retrouve les sublimes décors de la Mongolie des montagnes enneigées aux banlieues de villes qui sont mises en avant par le réalisateur lors de scènes où les personnages ne parlent pas avant plusieurs secondes et laisse le spectateur admirer les décors, ce qui rejoint un autre point du film, il est très contemplatif et a un rythme assez lent, et donc sa durée de 1h40 est la bonne car elle empêche le film d’être étiré en longueur ce qui n’aurait pas été à son avantage.
    Le scénario lui est efficace et assez simple et ne prend pas vraiment de risques.
    Concernant les acteurs, ils s’en sortent tous plutôt bien et nous offrent une bonne performance, comme l’acteur principal (Battsooj Uurtsaikh) qui arrive bien à retranscrire les émotions de son personnage, malgré le fait que l’émotion dans le film est assez retenue.
    La fin du film est aussi intéressante et laisse le spectateur s’en faire sa propre version bien que certaines choses nous fassent prendre une direction plus qu’une autre.
    En conclusion, il y a peu de choses à reprocher à “Si seulement je pouvais hiberner“, on se retrouve transporté dans un voyage en Mongolie par cette photographie magnifique et la bonne réalisation de Zoljargal Purevdash qui font de cette œuvre un bon film très agréable.
    Rapahël, stagiaire 3ème, collège Saint Martin, Tours

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