Portrait de la jeune fille en feu

Portrait de la jeune fille en feu

de Céline Sciamma

Avec
Noémie Merlant
Adèle Haenel
Luàna Bajrami
Valeria Golino
Michèle Clément

Genre : Drame

Nationalité : France

Année de sortie : 2019

Durée : 02h00

Version : Couleur

C’est la rencontre, en 1770, entre Marianne (une peintre) et Héloïse (son modèle), une jeune femme à peine sortie du couvent qui résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde...

 

On assiste au rapprochement entre une peintre et son modèle et à l’inévitable tension érotique qui va naître entre elles...

 

Film bouleversant, récompensé du Prix de la mise en scène à Cannes et nominé 11 fois !

MS

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Ce film a été diffusé aux cinémas Studio

  • Semaine du Mercredi 18 Septembre 2019 au Mardi 24 Septembre 2019
  • Semaine du Mercredi 25 Septembre 2019 au Mardi 1 Octobre 2019
  • Semaine du Mercredi 2 Octobre 2019 au Mardi 8 Octobre 2019
  • Semaine du Mercredi 9 Octobre 2019 au Mardi 15 Octobre 2019
  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

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    Commentaire de Jacques Chenu |

    Dès les premiers plans, nous sommes devant des pages blanches, avec un modèle féminin qui pose, puis on entend le léger crissement des fusains qui esquissent le portrait. Belle manière de nous faire pénétrer dans le processus de création de l’œuvre, le portrait d’une jeune fille.
    Chaque plan est un tableau dans lequel tout est savamment élaboré, ajusté avec précision, cadrage, lumière, couleurs, mouvements. Aucune musique additionnelle dans le film, seules trois séquences comportent une musique diégétique, un chant choral féminin, et les « Quatre Saisons de Vivaldi » à deux reprises, en particulier dans le magnifique et émouvant dernier plan. Les dialogues sont minimalistes, mais toujours justes, insérés dans de longs silences. Quant au montage, il ne comporte que des raccords « cut », sans aucune fioriture (fondus…). La pudeur et la sobriété de cette mise en scène expriment beaucoup plus de choses que les images crues ou les vains effets spéciaux.
    Céline Sciamma a utilisé beaucoup de symboles dans cette histoire, à commencer par la robe de l’héroïne qui s’enflamme dans un plan oxymore à la sombre clarté, ou encore ce premier baiser échangé sur une langue de sable au fond d’une échancrure rocheuse. La référence à Orphée et Eurydice m’a particulièrement touché avec son dénouement lyrique, le souvenir de l’amour l’emporte sur la trivialité du quotidien.
    Le grain de la peau aux teintes pastel, la chair alanguie parmi les draps froissés au petit matin ont fait surgir en moi « La Mémoire et la Mer » de Ferré. Quelle beauté dans la peinture du mystère et de la sensibilité de l’univers féminin !

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