J'accuse

J'accuse

de Roman Polanski

Avec
Jean Dujardin
Louis Garrel
Emmanuelle Seigner
Mathieu Amalric
Damien Bonnard

Genre : Thriller

Nationalité : Grande-Bretagne

Année de sortie : 2019

Durée : 02h12

Version : Couleur

Public : Tout public

Pendant 12 années l’affaire Dreyfus déchira la France, provoquant un véritable séisme dans le monde entier. Dans cet immense scandale de la fin du XIXème siècle se mêlent erreur judiciaire, déni de justice et antisémitisme. Sur un scénario du romancier britannique Robert Harris, Polanski a raconté cette histoire du point de vue du colonel Picquart. Nommé à la tête du contre-espionnage, il découvre que les preuves contre le capitaine Dreyfus avaient été fabriquées et n’a de cesse d’identifier les vrais coupables et de le réhabiliter…

Malgré un accueil compliqué lors de la dernière Mostra de Venise, le 22e film de Polanski a su forcer le respect des professionnels, de la presse et du public. Indispensable à force de rigueur et de beauté, ce film offre à Jean Dujardin son plus grand rôle tragique. Poursuivant l’œuvre de transmission commencée avec Le Pianiste (2002), avec une minutie qui donne au film une épaisseur à laquelle ne parviennent que rarement les reconstitutions historiques, J’accuse est situé à un moment où l’antisémitisme n’est pas encore devenu le moteur d’une machine d’extermination, mais est déjà un mal qui défait une société.

Filmographie sélective : Répulsion (65) – Rosemary’s Baby (68) – Chinatown (74) – Le Locataire (76) -  The Ghost Writer (10)
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Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Du Mercredi 4 Décembre 2019 au Mardi 10 Décembre 2019

  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Jacques Chenu |

    Ma connaissance de « l’affaire » était jusqu’ici assez parcellaire et plutôt confuse, cette plongée dans l’histoire de Dreyfus m’a donc particulièrement intéressé. Comme souvent chez Polanski, la mise en scène et les décors sont très soignés, la distribution cinq étoiles avec des acteurs sobres et convaincants, et le récit entretient efficacement le suspense, même quand on connaît à peu près la fin comme c’est le cas dans cette histoire.
    Ce film permet surtout de mieux appréhender le climat de l’époque et les passions suscitées par ces procès. L’engagement et l’entêtement des différents protagonistes ainsi que l’hystérie des foules sont minutieusement décrits. On réalise avec effroi à quel point l’antisémitisme était violent et profondément ancré dans la société française d’alors, mais on mesure mieux également les progrès accomplis, même si, malheureusement, racisme et antisémitisme restent des fléaux d’actualité.

    Commentaire de CLAUDE DU PEYRAT |

    Je n'irai pas voir ce film, qui doit pourtant être remarquable.
    Mais quand des collectifs de femmes battues ou violées demandent de témoigner notre solidarité en boycottant ce film œuvre d'un violeur récidiviste, quand on voit qu'il est plus attiré par le viol de jeunes filles, mineures on ne peut pas entendre cette demande.
    Beaucoup de mes amis un peu bobo se donnent conscience en énonçant qu'on peut condamner un homme, mais pas pas son œuvre. Je crois qu'ils ignorent ainsi qu'on lui donne l'absolution en lui permettant de poursuivre son œuvre comme si de rien n'était. Cela doit lui faire plaisir toutes ces entrées qui sonnent comme un soutien à l'homme quoi qu'on dise.
    Je suis un peu en colère que les Studio, mon cinéma préféré, dont j'ai été longtemps membre actif, n'aient même pas songé à boycotter le film. Les Studio se proclament de gauche, militants, mais c'est de plus en plus une étiquette vide et peut-être un brin hypocrite. J'en suis consterné.
    CdP

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    Une réaction aux propos de CDP
    Je pense que les Studio auraient du, sinon ne pas programmer J'accuse, du moins expliquer pourquoi ils le faisaient. C'était la moindre des choses. Mais, de plus en plus; les Studio répugnent à dialoguer avc leur public autrement que par une communication de type commercial.
    Pour ce qui est de de l'engagement à gauche des Studio, j'ai tendance à vous suivre. Mais c'est moins par le contenu de la programmation que par une absence de discours et d'actes que je le ressens. Pourquoi, par exemple, ne pas s'être engagé dans le référendum contre la privatisation de l'Aéroport de Paris ? Un simple ordinateur dédié à cette action dans le hall aurait suffi. Était ce trop demander ?

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    J'ajouterai: Polanski certes, mais W Allen, Jc Brisseau ... ?

    Commentaire de Patrick GIRAULT |

    Je viens d'apprendre que le film "J'accuse" de Roman Polanski a été retiré de l'affiche dans un cinéma de Poitiers. Mais où va s'arrêter la connerie humaine ? Les intégristes féministes me font penser aux intégristes chrétiens qui avaient empêchés la diffusion du film "La dernière tentation du Christ" de Martin Scorsese (peut-être n'iront t-elles pas jusqu'à brûler des cinémas).
    Il faudrait donc supprimer les films de Woody Allen, de Ben Affleck, de Luc Besson, de Morgan Freeman, de Robert De Niro, de Kevin Spacey, de Alfred Hitchcock, etc... etc...
    Et n'oublions pas de boycotter les disques et les concerts des géants du rock qui se sont tous bien amusés avec les groupies...
    Monsieur Roman Polanski est victime d'une véritable charia. Le plus ironique, c'est que sa soit-disant victime a retiré sa plainte depuis longtemps.
    Il ne faut penser qu'à une seule chose chose : son film est excellent. Le scénario est en béton, les comédiens parfaits, les décors très soignés.

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