Histoire d'un regard

Histoire d'un regard

de Mariana Otero

Genre : Documentaire

Nationalité : France

Année de sortie : 2020

Durée : 01h33

Version : Couleur

Public : Tout public

À 30 ans, au sommet d’une carrière de photojournaliste fulgurante, Gilles Caron disparaît brutalement au Cambodge en 1970. En 6 ans il a été l’un des témoins majeurs de son époque, couvrant pour les plus grands magazines la guerre des Six Jours, mai 68, le conflit nord-irlandais ou encore la guerre du Vietnam…
Lorsque la réalisatrice Mariana Otero découvre son travail, une photographie attire son attention, qui fait écho avec sa propre histoire : la disparition d’un être cher qui ne laisse derrière lui que des images à voir. Elle se plonge alors dans les 100 000 clichés du photoreporter…  « Déchiffrer des images pour révéler au travers d’elles la présence de celui ou de celle qui les avait faites était une démarche que j’avais déjà explorée dans le film sur ma mère, Histoire d’un secret (2003).
Ce nouveau film, Histoire d’un regard, est né de ce même désir : faire revivre un artiste à partir des images qu’il laisse et exclusivement à partir d’elles. »

Vendredi 31 janvier, rencontre avec Mariana Otero la réalisatrice

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Ce film a été programmé aux cinémas Studio

  • Semaine du Mercredi 29 Janvier 2020 au Mardi 4 Février 2020
  • Semaine du Mercredi 5 Février 2020 au Mardi 11 Février 2020
  • Semaine du Mercredi 12 Février 2020 au Mardi 18 Février 2020
  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    « Histoire d’un regard », pourrait presque s’intituler « Histoires d’un double regard ». Puisque si l’objet de ce documentaire est bien relui du travail des 4 dernières années de la vie Gilles Caron, il est loin de n’être qu’une plate biographie. Mariana Otero introduisant une dimension supplémentaire au film en montrant aussi le monumental travail de recherche qu’elle a mené et dialoguant littéralement et familièrement, à 50 années de distance, avec le reporter photographe. Elle semble presque s’inventer un grand frère.
    Qu’elles ont été denses ces 4 années où Caron a couvert, notamment, la guerre des 6 jours, Mai 68, l’invasion de Prague, le Vietnam, le Biafra, l’Irlande (pour moi la partie du film la plus émouvante), le Tchad pour s’achever avec sa disparition au Cambodge. Ces événements qui ont largement contribué à forger la représentation du monde de plusieurs générations.
    Si Mariana Otero revendique l’aspect nostalgique de son ouvrage, ce qui m’a frappé, c’est l’impression de grande fatigue que laissait apparaître Gilles Caron tant à travers ses propos recueillis sur une bande magnétique, son apparition télévisée avec Pierre Sabbagh, son ultime courrier à sa famille … Que l’on me pardonne ce jeu de mots involontaire, qui me vient à l’esprit, il paraissait au bout du rouleau.

    Commentaire de Jacques Chenu |

    Cette plongée dans les souvenirs de la fin des années 60 est bien douloureuse. Mariana Otero et Gilles Caron nous emmènent conjointement sur différents terrains de luttes et de conflits, en Israël et Palestine, au Vietnam, au Biafra, en Irlande du nord… On réalise que les 30 glorieuses n’étaient pas si glorieuses, les drames étaient tout aussi nombreux et terribles. Le rapprochement entre le destin de Gilles Caron et celui de la mère de la réalisatrice est intéressant et troublant.
    C’est un très beau documentaire, instructif, passionnant, révélateur, et un bel hommage à un témoin juste et désabusé. Cynisme, avidité et violence imprègnent notre monde depuis bien longtemps.

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