El Reino

El Reino

de Rodrigo Sorogoyen

Avec
Antonio de la Torre
Monica Lopez
Nacho Fresneda
Ana Wagener
Josep María Pou

Genre :

Nationalité : Espagne

Année de sortie : 2019

Durée : 02h11

Version : Couleur

Public : Tout public

Homme politique régional influent qui se rêve un destin national, Manuel López-Vidal se retrouve impliqué dans une affaire de corruption qui menace un de ses proches amis. Pris au piège, il plonge dans un engrenage infernal…

Le réalisateur du formidable polar Que dios nos perdone a vu dans les nombreuses histoires de corruption qui ont fait la une des journaux espagnols un passionnant potentiel cinématographique ; avec son talent de metteur en scène et celui de son acteur fétiche, il fait de l'effondrement d'un « royaume » un film puissant qui a raflé pas moins de 7 Goyas.

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Ce film a été programmé aux cinémas Studio

  • Semaine du Mercredi 17 Avril 2019 au Mardi 23 Avril 2019
  • Semaine du Mercredi 24 Avril 2019 au Mardi 30 Avril 2019
  • Semaine du Mercredi 1 Mai 2019 au Mardi 7 Mai 2019
  • Semaine du Mercredi 8 Mai 2019 au Mardi 14 Mai 2019
  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    El Reino n’est pas sans me rappeler les polars de Jean Patrick Manchette : personnage pris dans une affaire d’État, comportementalisme, détails de l’histoire laissés de côté et rythme effréné (ici bien soutenu par la bande musicale). C’est le système (politico-financier) qui semble d’abord visé et l’on se prend à espérer que le héros, un de ses acteurs qui ne vaut pas mieux que ses comparses qui l’ont trahi, pourra le faire trébucher. Heureusement (?) Rodrigo Sorogoyen (qui a peut être lu Crozier) ne se résout pas à cette facilité en forme de happy end. Le 3ème pilier du système garde bien la niche, bien fol qui s’y fie. Le règne peut se pousuivre.

    Commentaire de Jacques Chenu |

    Le point de vue adopté dans ce thriller politique est particulièrement intéressant, celui d’un personnage corrompu pour lequel le spectateur ressent de l’empathie. Le politicien est pris dans un engrenage, tout va très vite dans cette construction haletante, chacun se bat seul contre ses amis devenus ennemis.
    Il y a un côté troublant et ironique dans la façon dont l’histoire est traitée, on finirait presque par penser que le sort réservé à Lopez-Vidal est injuste. On est dans des arguments de salle de classe (politique) avec des « c’est pas moi, c’est l’autre » ou bien encore « y a pas qu’moi » alors que tous ont le doigt plongé jusqu’au coude dans le pot de confiture. On découvre petit à petit qu’une grande partie des élites dirigeantes (politiques, media, affaires…) nagent ainsi allègrement dans la corruption et ces leaders y sont si habitués qu’ils finissent par trouver ce mode de fonctionnement normal.
    La mise en scène est un peu flashy au début avec des panoramiques incessants et fatigants pour suivre le personnage principal, des plans très courts, des caméras portées, une musique répétitive et angoissante. C’est mieux dans la deuxième heure, la mise en scène se fait plus sage et sobre alors que le film gagne en force et profondeur et qu’il nous entraîne dans les méandres obscurs mais passionnants de la vie politique espagnole.
    La fin, extraordinairement réussie, nous laisse à notre questionnement sur le fonctionnement de nos sociétés. Un film très percutant!

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