Adolescentes

Adolescentes

de Sébastien Lifshitz

Genre : Documentaire

Nationalité : France

Année de sortie : 2020

Durée : 02h15

Version : Couleur

Public : Tout public

Après s’être intéressé aux destinées d’hommes et de femmes d’âge mûr dans ses précédents documentaires Les Invisibles, Bambi et Les Vies de Thérèse, Sébastien Lifshitz a suivi cette fois le parcours de deux jeunes filles, Anaïs et Emma.

De leurs 13 ans à leurs 18 ans il les a filmées quotidiennement, a saisi leur complicité, mais aussi leurs premières incompréhensions, les différences entre leurs deux tempéraments et le déterminisme lié à leur milieu social respectif.
Mais, en même temps qu’un portrait de la jeunesse, le réalisateur offre une chronique de la société française entre 2015 et 2019. Le film est subtil, à la fois tendre et douloureux.

Bande annonce

Les séances : Vous pouvez Acheter vos places en ligne

Du Mercredi 16 Septembre 2020 au Mardi 22 Septembre 2020

Du Mercredi 23 Septembre 2020 au Mardi 29 Septembre 2020

  • Mercredi 23 Septembre :
    21h00
  • Jeudi 24 Septembre :
    21h00
  • Vendredi 25 Septembre :
    21h00
  • Samedi 26 Septembre :
    21h00
  • Dimanche 27 Septembre :
    21h00
  • Lundi 28 Septembre :
    21h00
  • Mardi 29 Septembre :
    21h00
  • Séance 3D
  • Ciné-ma différence
  • Version française
  • V.O + Sous-titrage (FR)
  • Sans Paroles
  • Audio description

Votre avis

    Commentaire de Hervé RIGAULT |

    En 2 heures et 15 minutes, le résumé de 5 ans de la vie d’Emma et d’Anaïs, deux adolescentes de Brive, un lieu plutôt paisible mais pas non plus complètement coupé du monde et de ses soubresauts. Deux filles issues de milieux sociaux différents, dotées de physiques et de tempéraments différents, vivant différemment cette période critique de leur vie. Leurs parcours vont diverger après leur 3ème, sans que pour autant elles ne se perdent de vue, même après avoir du quitter la Corrèze pour suivre chacune leur chemin de jeunes adultes.
    Au fil du temps, nous verrons leurs personnalités et leurs identités se construire à travers leurs rapports avec leurs familles (souvent tumultueux en particulier avec leurs mères), avec l’école et les études (l’une ne se réduisant pas à l’autre), avec les garçons, avec leurs corps, avec la sexualité, avec les événements du dehors, avec les accidents de la vie, avec la mort, avec leur avenir qui leur fait peur (et qu’elles aborderont différemment)… et aussi avec la caméra qui les suit.
    Cela donne une centaine de séquences qui s’enchaînent avec une grande fluidité (très gros travail de montage à partir de 500 heures de rushes), tantôt drôles, tantôt dramatiques et tendues, tantôt tout à fait ordinaires parce que la vie est aussi comme ça. Chacune de ces scènes mériteraient qu’on s’y arrête pour y regarder de plus près tant elles sont d’une grande richesse de détails significatifs.
    Le travail du réalisateur, de son chef opérateur et de son preneur de son est tout à fait remarquable. Ils réussissent, en laissant le temps faire son œuvre, à se faire oublier des personnages, permettant ainsi à ceux ci de s’exprimer sans retenue et avec naturel.
    Merci, donc, à Sébastien Lifshitz qui nous démontre, après Nicolas Philibert (De chaque instant), après Mariana Otero (Histoire d’un regard) , après Rodolphe Marconi ( Cyrille agriculteur), après Mathias Théry et Etienne Chatillon (La cravate), que, décidément, le documentaire est un genre bien vivant et très fertile en France. Plus à l’aise, en tout cas, avec le social que ne le sont nos films de fiction souvent par trop empruntés et maladroitement incarnés

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