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Tremblements

Tremblements

de Jayro Bustamante

avec Juan Pablo Olyslager, Diane Bathen, Mauricio Armas, Rui Frati, Sabrina de La Hoz

Genre : Drame

Nationalité : France

Année de sortie : 2019

Durée : 01h40

Version : Couleur


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Pablo est quadragénaire, marié, père de deux enfants et membre de la haute bourgeoisie richissime et ultra-religieuse du Guatemala. Le film s'ouvre en pleine crise familiale : Pablo s'apprête à quitter le domicile conjugal car il est tombé amoureux d'un homme. Face au scandale la famille se soude contre lui et parvient à lui interdire de voir ses enfants, l'accusant même de pédophilie. Sauf s'il accepte de suivre une thérapie de réorientation sexuelle...

 

Le sujet est dans l'air du temps après Boy Erased sorti en mars dernier. Mais Tremblements est autrement plus fort et réussi. Assez sidérant dans son côté documentaire, il n'appuie jamais sur l’aspect mélodrame et sait rester digne face à la colère que provoquent les discours et les comportements de cette famille bourgeoise pourtant « si bien sous tous rapports ». Réalisé par Jayro Bustamante, révélé par le beau Ixcanul, sorti en 2015, Tremblements est un film âpre et très impressionnant.

                                                                                                                                                                                          JF

Bande annonce

Séances

  • Mardi 21 Mai :
    17h00

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Critiques

  • Commentaire de Jacques Chenu |

    « Tremblements », quel beau titre! Et pourtant ce film sombre aurait tout aussi bien pu s’appeler Apocalypse Now, ou Man Erased ou encore Stupeur et Tremblements.
    Notre histoire commence métaphoriquement dans un embouteillage, sous une pluie battante, des barrières s’ouvrent et se referment devant un maître prisonnier des valeurs de sa communauté. La terre tremble, à plusieurs reprises, la cellule familiale et la société toute entière vacillent, c’est l’affolement général. De conseil de famille en cérémonie religieuse, les femmes de cette société matriarcale s’affairent, l’épouse, la mère et la grande prêtresse tissent frénétiquement leur toile autour de leur proie, brebis égarée sur les chemins du péché (dur pour moi, éternel adorateur de la gent féminine). Lui, quasi muet, hébété, résiste mollement. Au lieu de rester bien au chaud au creux de sa femme, il s’en est allé errer sur les chemins escarpés de l’homosexualité. Tous autour de lui se mobilisent pour le ramener à la raison.
    Après Boy Erased, sur le même thème, mais aux États-Unis, on reste confondu devant l’insondable bêtise des religieux hypocrites et cupides qui psalmodient en chœur, aveuglés, fascinés, non pas par Dieu, mais par le péché. Tous sont subjugués par le personnage incroyable de cette grande prêtresse, illuminée, hiératique, sublime, divine, qui jouit littéralement de son pouvoir jusqu’à la scène orgasmique de ….
    Générique de fin, personne ne bouge. C’est un signe, non pas divin, la simple étreinte de l’émotion, de la stupeur.

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