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Synopsis et détails

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Le Jeune Ahmed

Le Jeune Ahmed

de Luc Dardenne, Jean-Pierre Dardenne

avec Idir Ben Addi, Olivier Bonnaud, Myriem Akheddiou, Claire Bodson, Victoria Bluck

Genre : Drame

Nationalité : Belgique

Année de sortie : 2019

Durée : 01h24

Version : Couleur


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A 13 ans, Ahmed ne supporte plus sa vie de collégien belge. Il n’aspire à aucun des plaisirs qui font rêver les adolescents. Toute sa vie est orientée vers la religion, la recherche de la pureté, la complicité avec l’imam de la mosquée de son quartier… Sa vie est ponctuée par les gestes rituels, la prière et il attend de grandir pour partir pour le Djihad comme son cousin… mort en martyr. Et il décide de s’attaquer à sa professeure qui a eu l’idée impie de vouloir enseigner l’arabe, non pas dans le Coran, mais en musique…

Pour leur 11e long-métrage, les deux célèbres réalisateurs belges, deux fois palmés à Cannes (pour Rosetta et L’Enfant) livrent sans doute leur film le plus sombre. Car le jeune Ahmed, terriblement interprété par Idir Ben Addi, derrière sa bonne bouille de garçon sage, ses lunettes d’enfant studieux, est un bloc de croyance d’une froideur qui fait peur. Après le très beau L’Adieu à la nuit d’André Téchiné, un nouveau film puissant qui essaie de comprendre l’incompréhensible fanatisme religieux.

DP

Bande annonce

Séances

Ce film a été diffusé aux cinémas Studio :

  • Semaine du Mercredi 22 Mai 2019 au Mardi 28 Mai 2019
  • Semaine du Mercredi 29 Mai 2019 au Mardi 4 Juin 2019
  • Semaine du Mercredi 5 Juin 2019 au Mardi 11 Juin 2019
  • Semaine du Mercredi 12 Juin 2019 au Mardi 18 Juin 2019

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Critiques

  • Commentaire de Jean-Pierre Lautman |

    La modernité est d’abord destructrice. Tout ce qui s’oppose à elle est voué à disparaître. Péguy le clamait dans Notre jeunesse : « Nous sommes les derniers. Presque les après-derniers. Aussitôt après nous commence un autre âge, un tout autre monde, le monde de ceux qui ne croient plus à rien, qui s’en font gloire et orgueil. » Ce qui revient à dire que la modernité ruine tout pour établir son empire, qu’elle est par nature nihiliste.
    Résister à pareille tourmente ne se fait pas sans fracas. La raison, le sens de l’humain, du respect de l’autre disparaissent pour céder la place au fanatisme et à la haine de la vie. Ahmed est la victime de cette rage de vivre sans vivre, de cette haine pour la haine, de cette perte de toute humanité. L’emprise sur son esprit est totale et cet enfant, à peine adolescent, qui devrait rêver entre irréversiblement dans un cauchemar qui donne un sens à sa non-vie. Rituels paranoïaques, aspiration à la sainteté, mensonges, dissimulations, tricheries sont son lot quotidien. Et quand cette jeune fille pleine de vie le regarde avec des yeux humains, il fuit et, comme pour se punir lui-même d’avoir été regardé par des yeux humains, se prend à vouloir réitérer sa tentative d’assassinat sur l’institutrice qui lui a permis d’entrer dans le monde de la compréhension des autres et du partage. Quand le virus est installé dans l’organisme comme la créature d’Alien dans le vaisseau spatial, rien ne peut s’opposer à lui.
    Le jeune Ahmed ne juge pas, ne condamne pas, ne démontre rien ; il montre magistralement combien l’esprit colonisé par la haine n’appartient plus au registre de la vie.

  • Commentaire de Jean-Pierre Lautman |

    La modernité est d’abord destructrice. Tout ce qui s’oppose à elle est voué à disparaître. Péguy le clamait dans Notre jeunesse : « Nous sommes les derniers. Presque les après-derniers. Aussitôt après nous commence un autre âge, un tout autre monde, le monde de ceux qui ne croient plus à rien, qui s’en font gloire et orgueil. » Ce qui revient à dire que la modernité ruine tout pour établir son empire, qu’elle est par nature nihiliste.
    Résister à pareille tourmente ne se fait pas sans fracas. La raison, le sens de l’humain, du respect de l’autre disparaissent pour céder la place au fanatisme et à la haine de la vie. Ahmed est la victime de cette rage de vivre sans vivre, de cette haine pour la haine, de cette perte de toute humanité. L’emprise sur son esprit est totale et cet enfant, à peine adolescent, qui devrait rêver entre irréversiblement dans un cauchemar qui donne un sens à sa non-vie. Rituels paranoïaques, aspiration à la sainteté, mensonges, dissimulations, tricheries sont son lot quotidien. Et quand cette jeune fille pleine de vie le regarde avec des yeux humains, il fuit et, comme pour se punir lui-même d’avoir été regardé par des yeux humains, se prend à vouloir réitérer sa tentative d’assassinat sur l’institutrice qui lui a permis d’entrer dans le monde de la compréhension des autres et du partage. Quand le virus est installé dans l’organisme comme la créature d’Alien dans le vaisseau spatial, rien ne peut s’opposer à lui.
    Le jeune Ahmed ne juge pas, ne condamne pas, ne démontre rien ; il montre magistralement combien l’esprit colonisé par la haine n’appartient plus au registre de la vie.

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