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Synopsis et détails

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Land

Land

de Babak Jalali

avec Rod Rondeaux, Florence Klein, James Coleman, Wilma Pelly, Griffin Burns

Genre : Drame

Nationalité : Italie

Année de sortie : 2018

Durée : 01h51

Version : Couleur

Nouveau-Mexique, dans la réserve indienne de Prairie Wolf. Raymond est l’aîné des trois frères appartenant à la famille des DenetClaw. Alccolique repenti, il travaille dans une exploitation de bétail. Wesley, le second, se rend chaque jour aux abords de la réserve pour boire au bar de Sally. Floyd, le plus jeune, est parti combattre en Afghanistan. Alors que sa famille apprend sa mort, Wesley tombe dans le coma, suite à un passage à tabac. Raymond décide de le venger…

Le réalisateur iranien – Frontier Blues (2009), Radio Dreams (2016) – a réalisé des recherches et a visité trente-et-une réserves indiennes pour se documenter. L’histoire fictionnelle de Land repose sur un travail documentaire remarquable, B. Jalali voulant se concentrer « sur la question de l’alcoolisme et sur le paradoxe que représentent ces indiens engagés dans l’armée américaine ».

Bande annonce

Séances

Ce film a été diffusé aux cinémas Studio :

  • Semaine du Mercredi 23 Mai 2018 au Mardi 29 Mai 2018

Critiques

  • Commentaire de Jacques Chenu |

    C'est beau et profond, sans manichéisme, ce film nous dit beaucoup sur la fierté des indiens et leur avilissement. On avance lentement dans l’histoire, avec de longs silences, des personnages hébétés, abattus, mais déterminés et surtout, comme le dit le titre, une terre, un territoire, une frontière entre deux mondes, symbolisée par un débit de boissons sur une place poussiéreuse au milieu de nulle part. Très belle bande son également, peu de musique, mais parfaitement adaptée. Et pour couronner le tout, un délicieux personnage d’officier de l’armée américaine, à croquer…

  • Commentaire de Hervé RIGAULT |

    Babak Jalali, en suivant de près , sur un rythme très lent, un épisode de la vie du clan Denetclaw, entre dignité et déchéance (la dignité pouvant aller jusqu’à se cacher au sein de la déchéance) nous offre un résumé des possibles qui s’offrent aux habitants coincés dans leur réserve poussiéreuse au milieu du désert, loin du rêve américain.
    Il y a ceux qui tentent de survivre dans cet espace. Certains à l’état de fantômes assommés et empoisonnés par l’alcool qu’à la porte de la réserve, fournit sans restriction un pauvre débit de boisson. Pendant que dérisoirement la police indigène veille à ce que pas une goutte ne circule à l’intérieur de son territoire. D’autres, subissant un chantage à l’emploi permanent, servent de main d’œuvre bon marché à la grande exploitation agricole juste à côté.
    Et puis il y a ceux qui tentent d’y échapper. Les uns par la rébellion comme Léonard Peltier (voir Wikipedia) dont le portrait orne le mur du débit de boisson et dont on sait qu’il est détenu dans une prison fédérale depuis plus de 40 ans. Et puis, il y a la possibilité de s’engager dans l’armée en passant par la case Afghanistan dont le paysage désertique rappelle peut être celui, très bien filmé, de la réserve. Floyd, le plus jeune des frères n’en reviendra que dans un cercueil, peut être après s’être suicidé, ne supportant plus le rôle qu’il est amené à y tenir.
    Le tour est bouclé. Sous l’œil des femmes peu loquaces qui tentent de limiter les dégâts. A l’exception de Rosie, la fille d’un régisseur blanc raciste, qui se révèle n’être pas vraiment ce à quoi peut faire croire son apparence et qui a choisi son camp. Petite lumière dans un paysage humain tragiquement accablé.
    Ainsi après Andrew Haigh et Chloé Zhao, c’est à Babak Jalali, cinéaste anglo-iranien, qu’il revient d’attirer notre attention, sur une Amérique délaissé par l’industrie du cinéma US voire même par son secteur indépendant.

  • Commentaire de Hervé RIGAULT |

    PS, je crois que c'est faire une erreur d'interprétation d'affirmer, comme on peut lelire dans la note de présentation qu "Ray cherche à le venger". A mon sens , dans sa quête de dignité, Ray cherche conformément à sa culture, à rétablir l'équilibre. Il le fait en corrigeant sévèrement ceux qui ont passé son frère à tabac comme il le fait en rendant la bannière étoilée aux militaires lors des obsèques de son jeune frère. Mais il n'est pas animé par l'esprit de vengeance.

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Toutes les salles des Studio sont accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Film proposé au jeune public, les parents restant juges.