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La Favorite

La Favorite - The Favourite

de Yórgos Lánthimos

avec Olivia Colman, Emma Stone, Rachel Weisz, Nicholas Hoult, Joe Alwyn

Genre :

Nationalité : États-Unis

Année de sortie : 2018

Durée : 02h00

Version : Couleur

La Favorite

XVIIIème siècle en Grande-Bretagne. La reine Anne n’a pas de chance : elle a eu 17 enfants, tous morts, et qu’elle a « remplacés » par autant de lapins de compagnie… Elle entretient une vieille amitié avec la duchesse Sarah Churchill, amitié qui se double de relations érotiques. Autour d’elle s’affairent aussi des courtisans occupés à essayer de manœuvrer l’État à la place de la reine. Un jour débarque Abigail, l’infortunée cousine de Sarah. Elle ne connaît rien aux mœurs royales mais saura vite s’attirer les faveurs de la reine…

Dérision, ironie, coups bas et humour tordu, décors superbement maîtrisés… L’univers de Lanthimos (Canine, The Lobster…) s’élargit aussi bien dans le style que du côté historique… C'est souvent jubilatoire. A savourer… ER

 

Bande annonce

Séances

  • Dimanche 17 Février :
    13h45
    16h30
    21h30
  • Lundi 18 Février :
    13h45
    16h30
    21h30
  • Mardi 19 Février :
    13h45
    16h30
    21h30
  • Mercredi 20 Février :
    17h00
    21h20
  • Jeudi 21 Février :
    17h00
    21h20
  • Vendredi 22 Février :
    17h00
    21h20
  • Samedi 23 Février :
    17h00
    21h20
  • Dimanche 24 Février :
    17h00
    21h20
  • Lundi 25 Février :
    17h00
    21h20
  • Mardi 26 Février :
    17h00
    21h20

Critiques

  • Commentaire de Jacques Chenu |

    Cruauté, cynisme, perversité, égoïsme, manipulations, trahisons, coups bas, complots, luttes incessantes pour le pouvoir, il y a tout ça dans la description de cette société déliquescente du début du 18ème siècle. Mais finalement, rien n’a changé aujourd’hui quand on voit que le mariage de Carlos Ghosn à Versailles a été payé par la sueur des ouvriers. Serait-ce le propos implicite de Yórgos Lánthimos, une description de la royauté et des aristocrates qui évoquerait nos démocraties libérales et ces patrons cupides et ambitieux qui se vautrent sans vergogne dans le luxe et la luxure ?
    La mise en scène, étonnante, privilégie les plans larges à la manière d’Orson Welles, elle permet de mieux appréhender la magnificence des décors dans lesquels les hommes, pantins poudrés et ridicules, s’agitent en vain pour tenter d’exister. Les nombreux panoramiques tournés en focale courte (grand-angle ou fish-eye) renforcent cette idée de poissons qui tournent en rond dans un bocal. Cependant le procédé, très ou trop utilisé, peut agacer et être perçu comme une affèterie.
    Le film a été entièrement tourné en lumière naturelle, pas d’éclairage artificiel non plus pour les scènes à la bougie (comme Kubrick dans Barry Lyndon). Décidément, deux belles références pour le réalisateur.
    D’autre part, les dialogues crus et incisifs sont un régal dans la version originale, avec de nombreux doubles sens, insinuations et sous-entendus (double entendre and innuendo in English).
    Le contraste entre le luxe des décors et costumes et la fange dans laquelle tout ce « beau » monde évolue est saisissant. Ultime jouissance pour moi dans la contemplation de ce grand spectacle, observer un monde dans lequel les femmes, peu maquillées et moins apprêtées, mais tout aussi cruelles et ambitieuses que la gent masculine, détiennent l’essentiel du pouvoir tandis que les hommes, poudrés et grotesques, se battent à leurs pieds pour obtenir des miettes.

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