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68, mon père et les clous

68, mon père et les clous

de Samuel Bigiaoui

Genre : Documentaire

Nationalité : France

Année de sortie : 2019

Durée : 01h24

Version : Couleur


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Si ce titre vous dit quelque chose c'est peut-être grâce à sa projection, en octobre dernier, lors d'une soirée organisée par le CNP et intitulée Mai 68... Et maintenant ? Ce premier long-métrage bénéficie désormais d'une distribution en salles et sa grande qualité le justifie amplement.

 

L’élément déclencheur du film a été l'annonce d'une fermeture, celle du magasin du père du réalisateur. « Au départ je voulais surtout filmer la boutique. Mon père a ouvert Bricomonge alors qu'il avait environ 37 ans et moi 7. Donc assez tardivement. Je ne l'ai connu que quincaillier et, enfant, j'étais tout le temps fourré là-bas. Au début je voulais juste capter un peu de l'essence de cette boutique, pour garder une trace. C'est le temps qui m'a permis de formuler clairement cette question devenue centrale : pourquoi cet homme, mon père, très intellectuel, cultivé, de parents intellectuels, avec un passé militant actif, a-t-il décidé d'ouvrir ce magasin de bricolage ? »

 

Filmer ses parents, interroger la filiation : la démarche n'est pas neuve et est largement répandue en documentaire. Mais rares sont les franches réussites, 68, mon père et les clous est de celles-là. Tout d'abord en évitant totalement l'écueil du film de famille, ensuite grâce à des choix forts : on ne sort jamais du magasin, le père est filmé sur son lieu de travail et pas ailleurs et, enfin, parce que Samuel Bigiaoui suit trois grandes lignes qu'il définit ainsi : « La chronique d'une fermeture de boutique de quartier, la quincaillerie elle-même et ce qu'elle représente en termes de lien social et, enfin, le récit de Jean et son parcours de vie ». Un parcours peu banal qui a vu Jean Bigiaoui passer du groupe très fermé de la gauche prolétarienne au commerce pour se créer, comme il dit, « un parfait abri ».

 

En captant les relations complices de ce patron atypique avec ses salariés d'origines très diverses et ses clients fidèles, Samuel Bigiaoui montre un univers en minuscule, une agora en huis clos dont les échanges sont légers ou profonds et où les boutades alternent avec les moments poignants. Il décrit aussi, en creux, la fin d'un monde. Mais s'il nous fait nous interroger sur notre société, la politique et l'engagement, il reste en permanence profondément humain et touchant. 68, mon père et les clous est tout aussi intime qu'universel et chacun, quel que soit son âge, peut s'y retrouver.

                                                                                                                                                                                                         JF

 

Bande annonce

Séances

  • Mercredi 1 Mai :
    13h45
    19h15
  • Jeudi 2 Mai :
    13h45
    19h15
  • Vendredi 3 Mai :
    13h45
    19h15
  • Samedi 4 Mai :
    13h45
    19h15
  • Dimanche 5 Mai :
    13h45
    19h15
  • Lundi 6 Mai :
    13h45
    19h15
  • Mardi 7 Mai :
    13h45
    19h15
  • Mercredi 8 Mai :
    17h30
    21h30
  • Jeudi 9 Mai :
    17h30
    21h30
  • Vendredi 10 Mai :
    17h30
    21h30
  • Samedi 11 Mai :
    17h30
    21h30
  • Dimanche 12 Mai :
    17h30
    21h30
  • Lundi 13 Mai :
    17h30
    21h30
  • Mardi 14 Mai :
    17h30
    21h30

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