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avec Nelly Karim, Bushra Rozza, Nahed El Sebaï… Pour son premier film, Mohamed Diab s’attaque à un sujet demeuré tabou, même après la révolution qui a chassé Moubarak du pouvoir.
Il met en scène trois femmes modernes, égyptiennes, Fayza, Seba et Nelly, qui ont décidé de ne plus subir le machisme ordinaire qui règne au Caire et se manifeste notamment par de constants attouchements dans les transports en commun. Elles veulent le combattre partout où il se manifeste, jusque dans les rues, dans leur vie familiale et privée. Pour ce faire, l’une d’elles va apprendre à réagir avec une violence égale à celle qu’elle a subie, ce qui n’est admissible pour personne puisque, par définition, une femme agressée a tort et attire le déshonneur sur sa famille.
Parallèlement à la lutte clandestine de ces femmes très différentes, nous suivons l’enquête d’un inspecteur, chargé de comprendre pourquoi des hommes mystérieusement blessés dans les bus ne portent pas plainte (et pourquoi, petit à petit, les bus se vident d’hommes…) et cette enquête offre au film une belle construction multiple, parfois proche des films « chorals ».
Porté par des actrices vraiment habitées par leurs rôles, Les Femmes du bus 678 est bien plus qu’un redoutable plaidoyer pour la liberté des femmes, il n’hésite pas à porter la caméra là où cela peut faire très mal, et notamment sur les stratifications sociales de l’Égypte, qui font que la lutte des femmes n’est pas forcément partout la même…
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