|
avec Kacey Mottet-Klein, Léa Seydoux, Jean-François Stévenin… Simon a 12 ans, des doigts de voleur habile, une effronterie sans pareille, un regard d'une très grande insolence et une sœur bien plus grande que lui qui semble incapable de garder un boulot, gagner de quoi vivre et s'occuper de son jeune frère.
Parce qu'il faut bien dire, qu'il n'y a pas l'ombre d'un parent dans l'horizon de ces deux jeunes êtres qui survivent comme ils peuvent, dans une vallée écrasée par les montagnes suisses occupées par de riches skieurs venus de divers horizons européens. Et c sont justement ces skieurs que Simon s'occupe de dévaliser sans peur ni scrupules. Une paire de skis par ci, un casque par là, des lunettes de soleil... tout peut se revendre dans la vallée et tout doit se revendre pour que Simon puisse faire bouillir la marmite et même payer les clopes de sa sœur...
Après Home, qui frisait la perfection formelle et frappait le spectateur en plein plexus, on attendait beaucoup de Ursula Meier et l'on se demandait si elle parviendrait à confirmer le succès de son précédent film... Mission accomplie, L'Enfant d'en haut touche aussi fort et s'envole très très haut au-dessus de ce que le simple résumé ci-dessus pourrait laisser attendre. On est loin, très loin de la chronique sociale un peu désespérée et, dans sa deuxième moitié, le film s'attaque de manière très frontale et très brutale à des sujets beaucoup plus ambitieux.
Pour ceux qui hésiteraient encore, on peut signaler que U. Meier sait tirer le meilleurde l'ensemble de ses acteurs, en commençant par K. Mottet Klein, le jeune acteur principal, en continuant avec la très perdue Léa Seydoux et sans oublier tout un tas de seconds rôles (JF Stévenin, M. Compston (Sweet sixteen)) qui habitent ce film.
ER
FILM IMPREVU
|