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Des films pour l'été

 

Trilogie flamenca (semaine du 07 au 13 août)

Trois films pour découvrir ou redécouvrir l’œuvre du danseur et chorégraphe espagnol Antonio Gades (1936-2004), qui rendit célèbre à travers le monde la danse et la musique flamenca, notamment grâce à la caméra du réalisateur Carlos Saura : Noces de sang (1981 – 1h12), adapté d’une pièce de Garcia Lorca : Carmen (1983 – 1h42), une version hispanisée de la nouvelle de Mérimée ; L’Amour sorcier (1986 – 1h40) d’après le ballet de Manuel de Falla.

  

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Agnès Varda (semaine du 24 au 30 juillet)

 

Pionnière de la Nouvelle Vague, indépendante, attentive aux évolutions sociétales, militante, curieuse, icône de la cause des femmes, Agnès Varda, dont la carrière se décline en superlatifs, a laissé une œuvre foisonnante entre fiction et essai, récit et documentaire, qui dépasse les genres et les frontières. Derrière le personnage de petite mamie ronde à la coiffure bicolore se cachait une des rares femmes ayant su se faire un nom parmi les grands cinéastes.

 

Dès 1962, avec Cléo de 5 à 7, elle témoigne d’une liberté de ton et de style en filmant en temps réel les déambulations parisiennes de son héroïne morte d’angoisse dans l’attente de résultats médicaux. Avec C. Marchand – 1h30.

En 1965 elle explore avec audace dans Le Bonheur la figure du triangle amoureux et de la famille. « Le film aux couleurs sensuelles de l’impressionnisme est empoisonné comme un beau fruit véreux, cruel comme la musique de Mozart… » écrit Agnès Varda… Avec J-C Drouot, M. Boyer – 1h25

Entre comédie et mélodrame bouleversant, L’une chante l’autre pas, en 1977, chronique d’une amitié entre 2 femmes sur 20 ans, nous parle du couple, de la famille, de l’avortement illégal à l’époque. Un film inoubliable qui nous rappelle, entre autres, ce que fut l’histoire des luttes féministes. Avec V.Mairesse, T. Liotard – 2 h.

Difficile de ne pas citer Jacques Demy quand on évoque Agnès Varda. Elle a consacré trois beaux films à l’homme de sa vie dont Jacquot de Nantes, en 1991. « C’est d’abord et surtout un film, triste et gai, enchanté de souvenirs et de soif de vivre, d’exister, de faire du cinéma. C’est simple comme bonjour l’artiste. » écrit-elle à l’époque dans Le Monde. Avec P.Marion – 1h58.

S’intéressant parmi les premières aux SDF et au gaspillage, Agnès Varda se saisit en 2000, avant tout le monde, d’une petite caméra numérique qu’elle promène à travers la France pour réaliser Les Glaneurs et la glaneuse. On sort joyeux de ce documentaire plein de surprises qui nous parle de ceux qui, par nécessité, hasard ou choix, sont en contact avec les restes des autres. 1h22

Avec Visages villages en 2017, la cinéaste et son complice photographe JR nous font partager une belle expérience, une belle rencontre, un beau voyage. L’imagination et l’émotion sont au rendez-vous de ce film généreux. 1h34.

Pour ceux qui ne sont pas convaincus et pour tous les autres, Varda par Agnès (2019) donne les clés d’une œuvre foisonnante. Un touchant autoportrait conçu comme un au revoir. 1h56

 

 

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Onze films de Yasujiro Ozu (semaines du 31 juillet au 13 août)

Onze films de l'immense Yasujiro Ozu, quelle chance ! Sous des aspects modestes son œuvre est portée par un souffle et une émotion sans pareilles. Très facile d'accès, ce maître du formalisme et de l'intime nous bouleverse en mêlant quotidien et drame, rituel et trivial. Sous l'apparente banalité d'histoires simples, son monde est d'une évidente beauté et d'une richesse inépuisable, à l'émotion allant, littéralement, du rire aux larmes. Rarement cinéaste aura exprimé avec autant de talent le sentiment du temps qui passe et rien que les titres de ses films sont déjà des promesses de bonheur.

Ces onze chefs-d’œuvre populaires retracent la dernière période du cinéaste, celle où son art est au sommet. Tournés entre 1949 et 1962 (l'ultime et sublime Le Goût du saké), on y trouve de grands drames et des comédies sociales, du noir et blanc et de la couleur. L'occasion rêvée pour se régaler tous les jours.

 

 JF

 

Printemps tardif – 1949 – 1h48

Noriko vit aux côtés de son père veuf. Pour la convaincre de se marier, il lui fait croire qu'il a trouvé une nouvelle femme...

Eté précoce  – 1951 – 2h05

Un couple âgé vit avec ses deux enfants. Si le fils est marié, Noriko, elle, préfère vivre libre et travailler...

Le Goût du riz au thé vert – 1952 – 1h56

Taeko s'est mariée par arrangement à Taeko et sa vie de couple est décevante...

Voyage à Tokyo – 1953 – 2h16

Un couple âgé se rend à Tokyo pour voir ses enfants mais ils vont bientôt s'avérer dérangeants...

Printemps précoce – 1956 – 2h25

Hoji passe son temps au travail ou dans les bars. Une aventure avec une secrétaire fait éclater son mariage...

Crépuscule à Tokyo – 1957 – 2h20

Après son divorce Takako vit à nouveau avec son père. Mais, après plusieurs années d'absence, sa mère revient...

Fleurs d'équinoxe – 1958 – 1h57

Malgré son discours progressiste Wataru refuse que sa fille épouse l'homme qu'elle aime...

Bonjour – 1959 – 1h34

Deux enfants demandent en vain une télévision à leurs parents. L'aîné décide alors de faire une « grève de la parole »...

Herbes flottantes – 1959 – 1h59

Une troupe de théâtre arrive dans un port. Komajuro, l'acteur principal, y retrouve une ancienne maîtresse...

Fin d'automne – 1960 – 2h08

Trois vieux amis se réunissent pour fêter un ami défunt. Ils retrouvent Akiko, sa veuve, dont ils étaient amoureux...

Le Goût du saké – 1962 – 1h53

Un veuf proche de la retraite vit avec sa fille en âge de se marier. Mais l'un comme l'autre repoussent les échéances...

 

 

 

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